Petits Mondes, Grand Monde
Jean Mallard X Jules Scoubart
Pour cette exposition, nous avons choisi deux pratiques qui s’articulent essentiellement autour du travail des espaces.
| Du côté de Jean Mallard, il travaille autour des grands espaces, en grande partie inspiré par une randonnée dans les Pyrénées, qui a servi de point de départ à de nouvelles compositions. Désireux de travailler sur des scènes vastes, silencieuses, souvent nocturnes ou crépusculaires, renvoyant à des états intérieurs. Entre le plein et le vide, la lumière et l’obscurité, il cherche de plus en plus à développer un registre proche du « réalisme magique », en créant des mondes à la fois vastes et minuscules, dans lesquels on peut se perdre et se raconter des histoires. |
Pour Jules Scoubart, il travaille sur des peintures à l’huile sur papier réalisées sur le vif, en Bourgogne et en Bretagne. À travers les saisons, son travail prend la forme d’un journal d’observation de l’atmosphère et des éléments. La peinture devient une relation intime au temps et aux lieux, privilégiant la sensation et la suggestion plutôt que la narration. La sélection mêle différents formats : certains très libres, proches de la prise de notes, d’autres plus grands et immersifs, offrant un large aperçu de ses peintures récentes.
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La fusion de ces deux artistes est singulière mais cohérente, presque complémentaire. Ce dialogue entre leurs univers respectifs ; l’un tourné vers l’immensité silencieuse, l’autre vers l’intimité du regard ; crée une respiration commune, une circulation sensible entre contemplation et immersion. Ce mélange de techniques, d’approches et de sensibilités est le fruit d’une amitié de longue date et constitue le socle même de cette exposition.
En parcourant l’espace, le visiteur est invité à ralentir, à observer, à se laisser traverser par les atmosphères proposées. Entre vastes paysages intérieurs et fragments de nature saisis sur le vif, l’exposition devient une expérience sensorielle, presque méditative, où chaque œuvre agit comme une fenêtre ouverte sur un monde à la fois familier et mystérieux. Une invitation à la déambulation, à la rêverie, et à la redécouverte du regard.
Vous pourrez venir retrouver l’exposition du 7 mars au 11 avril.
Le vernissage prenant lieu le 6 mars de 18h à 21h.